menuGalerieexpositionArtistesEncadrementPhotocontactAccueilHome




Clément LEMIEUX


Né à Lévis, en 1946, Clément Lemieux grandit dans un milieu qui ne le prédispose aucunement à la vie artistique. Ni son père, cheminot, ni sa mère, responsable de la petite famille, ne s'intéressent de façon quelconque à l'art.

Comme pour beaucoup d'enfants de milieu populaire qui voient le jour à cette époque, Clément Lemieux fait ses six premières années de scolarité puis se voit ensuite confronté à l'école de la vie. Dès l'âge de seize ans, il commence à travailler chez un concessionnaire de la compagnie Chrysler de son coin où il apprend les mille et un trucs du métier de carrossier.

Fortement marqué par le divorce de ses parents, qui survient à peu près au même moment, Clément Lemieux est un adolescent indiscipliné. Bien décidé à ne pas s'en laisser imposer par personne, il s'intéresse vite au judo, un art martial alors en éclosion au Québec. Plutôt qu'une technique de défense efficace, Clément découvre un exercice qui lui apprend à canaliser ses énergies de façon constructive.

Passionné par le judo, il travaille sans relâche, ce qui le conduit au championnat provincial et à la conquête d'une ceinture noire, 3e dan. Il fonde sa propre école d'art martial, installé au sous-sol de sa maison de Lévis. Il y rencontre sa compagne de vie, Élise, qui deviendra, elle aussi, ceinture noire de judo, une dizaine d'années plus tard.

oeuvre
Coeur brulant, Sculpture pin








Clément et sa nouvelle épouse rêvent tous les deux d'une famille bien garnie. Une fois son baccalauréat en ethnologie complété, Élise met au monde le premier fils Lemieux. Les naissances se multiplient par la suite, ce qui amène Clément à s'intéresser au travail du bois, car la maisonnée a besoin de beaucoup de meubles. Notre futur artiste pratique l'ébénisterie avec beaucoup de doigté, mais sans exaltation. La sculpture, en revanche, le séduit. Il s'inscrit donc à un cours de techniques sculpturales puis réussit à impressionner tant son professeur que les visiteurs lors de l'exposition des finissants.

Clément Lemieux peaufine tranquillement sa technique jusqu'à ce qu'une restructuration au garage où il travaille, en 1992, le laisse sans emploi. Même si les responsabilités financières le tracassent, avec bientôt un sixième enfant, Clément Lemieux songe sérieusement à réorienter sa carrière et à devenir artiste à temps complet. Grâce à l'apport financier de son école de judo, il croit pouvoir réussir à tenir le coup jusqu'à ce que sa profession de sculpteur le fasse vivre.

Travailleur acharné, il se met à la tâche, à raison de 50 à 60 heures par semaine. Il développe et raffine sa technique, mariant son expérience acquise dans la finition des surfaces - le quotidien du carrossier - et sa profonde connaissance des mouvements du corps, héritée de son expérience de judoka. Après quelques mois seulement, il participe à nombre d'expositions collectives et y va d'un premier solo en 1993. L'année suivante, il figure parmi les 500 exposants de l'Art Expo de New York.

Le galeriste Yvon Desgagnés, de Baie Saint-Paul, lui apporte un soutien remarquable dès le début et l'encourage à persévérer dans le métier. Tout ne va pas sans difficulté, bien entendu, car la sculpture reste un médium souvent mal aimé et incompris. "Il faut beaucoup de culture pour aimer la sculpture ", dit Clément Lemieux à la blague.

À l'image de sa famille, qui compte aujourd'hui 12 enfants, la carrière de Clément Lemieux connaît toutefois une progression remarquable. Des galeries du Québec, de l'Ontario, des États-Unis et même d'Europe acquièrent ses pièces. Au tournant du nouveau millénaire, il met la clef sur la porte de son école de judo. À partir de ce moment, il peut réellement prétendre au titre de sculpteur à temps complet. C'est aussi à cette époque que le prestigieux Cirque du Soleil s'associe à l'artiste en acceptant de distribuer certaines de ses pièces à l'étranger. Il multiplie également ses présences dans de grandes expositions collectives puis se démarque à l'encan de la Joyner Waddington's Canadian Fine Art où, en 2003, l'une de ses pièces de grandes dimensions trouve preneur pour la somme de 26 000 $.

La technique de l'artiste ne cesse d'évoluer depuis. Sa nouvelle série de sculptures, représentant des personnages plus épurés et une colorimétrie plus audacieuse, côtoie désormais des tableaux abstraits, à la gestuelle ample. Le sculpteur partage ainsi son temps avec le peintre et il est difficile de dire lequel nous réserve le plus de surprises dans le futur.
oeuvre
Falling in love, Sculpture pin



oeuvre
La passion de l'amour, Sculpture pin


oeuvre
Tourne l'union, Sculpture pin




[ Haut ]



menu